14 mai 2026. Starbucks Korea valide une campagne pour son nouveau grand tumbler (surnommé « tank »). Nom interne : Tank Day. Slogan d’accroche : « Thwack it on the table! »
18 mai 2026. La campagne est lancée. C’est aussi la date exacte de l’anniversaire du soulèvement démocratique de Gwangju de 1980, écrasé par les chars de la dictature militaire. Centaines de morts.
19 mai 2026. Tollé national. Les familles des victimes portent plainte à la police.
21 mai 2026. Le président Lee Jae Myung qualifie la campagne d’« inhumaine et déshonorante ».
3 juin 2026. Le visuel original est retiré. Excuses publiques de Starbucks Korea.
15 juin 2026. Fermeture nationale des magasins Starbucks Korea pour une formation historique obligatoire.
24 juin 2026. Le président de Shinsegae, Chung Yong-jin, limoge le PDG Son Jung-hyun. Période en poste : moins de 5 mois.
Le double piège
Comment on peut, en 2026, baptiser une pub de produit « Tank Day » au pays où les tanks ont écrasé la démocratie ?
Le slogan « Thwack it on the table! » évoquait en plus une phrase tristement célèbre de 1987, liée à la mort sous torture de l’étudiant Park Jong-chol. Deux références historiques traumatiques dans une même campagne. Zéro vérification interne.
Le coût
- 1 PDG limogé
- Ventes en chute à court terme
- Fermeture nationale obligatoire pour formation
- Couverture médiatique mondiale catastrophique
- Confiance brisée avec les familles de victimes du soulèvement
- Image de marque à reconstruire au pays
Une révision de 30 minutes avec un historien local aurait évité tout ça.
C’est gratuit. C’est obligatoire. Aucun budget marketing ne devrait s’en passer.
Sources : Al Jazeera, CBS News, The Diplomat.


