Loblaw a déguisé une salade américaine en produit canadien

Gabriel Milliard
Gabriel Milliard
· 5 min de lecture
Loblaw amende de 10000$ par la CFIA pour avoir vendu une salade americaine etiquetee comme produit canadien (etiquetage trompeur, contexte Buy Canadian 2026).

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Une feuille d’érable de trop. C’est tout ce que ça a pris pour que Loblaw écope d’une amende de 10 000 $. Le coupable? Un sac de salade de brocoli. Américaine.

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Le coupable : un sac de salade de brocoli

Dans un Real Canadian Superstore de Toronto, propriété de Loblaw, un sac de salade de brocoli de marque President’s Choice trônait sur la tablette. Rien d’anormal, sauf un détail. Le produit était fabriqué aux États-Unis, mais habillé de décalques en feuille d’érable et d’une étiquette « Produit du Canada ».

L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) n’a pas trouvé ça drôle. Verdict : 10 000 $ d’amende pour avoir fait passer un produit importé pour un produit d’ici. Le cas a été repéré en octobre 2025, et la pénalité est tombée en janvier 2026.

L’histoire résumée en vidéo :

10 000 $ et 78 cas dans le radar

Le timing, lui, est brutal. On est en plein mouvement « achat canadien », dopé par les tensions commerciales avec les États-Unis. Les consommateurs scrutent les étiquettes comme jamais, et une feuille d’érable mal placée devient une bombe de réputation.

Pire encore : le cas du brocoli n’est pas isolé. Selon l’ACIA, deux magasins de Loblaw ont été pénalisés en 2026, et l’agence a relevé 78 violations liées à l’origine des produits entre novembre 2024 et février 2026. Sobeys serait le prochain sur la liste, d’après CBC.

Surfer sur l’achat local sans le faire pour vrai, c’est jouer avec le feu. Les clients pardonnent une erreur. Ils pardonnent rarement le sentiment de s’être fait niaiser.

Ce que ça t’apprend sur le « fait au Québec »

L’achat local est un argument en or en 2026. Mais c’est aussi un contrat moral avec ton client. Si tu colles un drapeau sur ton offre, ton offre doit le mériter à 100 %.

La marque qui gagne, c’est celle qui raconte une histoire vraie, comme la Famille du lait avec sa petite Jeanne. Authentique, vérifiable, assumé. Un positionnement « local » mal documenté, ça ne se répare pas avec un communiqué.

Moralité : avant de te draper dans le rouge et blanc, vérifie d’où vient ta salade. Le client, lui, va vérifier.

Toi, tu regardes l’origine sur les étiquettes maintenant? Dis-le en commentaire et fais circuler le potin.

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